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Dire aux gens que nous pouvons «formaliser l'apprentissage informel» est une manière pas vraiment subtile de dire «OK, vous n'avez pas à apporter des changements fondamentaux à la façon dont vous faites de la formation depuis un demi-siècle ".

J'ai posé la question dans lors du Ecollab en février, avec beaucoup de curiosité, car je savais que cela allait stimuler la discussion sur le rôle de l'apprentissage informel dans le travail. Je ne pensais pas sérieusement que quelqu’un allait adopter cette proposition, mais en regardant la présentation de Jay Cross, il m’a bien fallu me rendre à l’évidence:

entreprise collaborative - dont formalize

Voici un extrait d'une interview que j'ai fait avec Jay sur le sujet:

"Lorsqu'on lui a demandé si nous devrions essayer de formaliser l'apprentissage informel, Jay a répondu en disant que c'est une mauvaise question. Ce serait comme demander si nous devrions "informaliser"  la formation formelle. Un des éléments clés que veut faire passer Jay au monde du travail, c’est qu’il n’est pas question de choisir entre les 2, mais plutôt qu’il faut encourager ces deux formes et se poser la question de ce qu’il faut faire. Tout apprentissage est formel et informel. Sa démarche en faveur de l'apprentissage informel ne consiste pas à militer pour le remplacement de la formation formelle. Il s’agit plutôt d’offrir des possibilités de soutenir cette partie de l'apprentissage (qui représente 80% de notre formation au cours de notre vie) qui a été ignorée pendant trop longtemps."

Deux des thèmes principaux pour soutenir l'apprentissage informel sont le contrôle et la confiance. Les managers et autres responsables doivent renoncer à une partie de leur contrôle et les organisations doivent apprendre à faire confiance à leur communauté interne, dit Jay. Offrir un espace à l’apprentissage informel, l’encourager et le soutenir fait partie d'un des plus grands changements culturels dans l’entreprise."

Et oui, voilà le hic : Nos organisations ont réellement besoin de changer !

Nous devons changer en partant de cette situation:

Pour arriver à cette situation:

Ce type de changement ne consiste pas à seulement ajouter une autre brique à l’ensemble des dispositifs de formation. C'est un changement fondamental qui est nécessaire pour passer d'une pyramide de type « commandement et contrôle» à un réseau. Cela signifie un service de formation très différent, s’il continue à s’appeler comme cela, ainsi que d'un nouveau cadre pour l’apprentissage informel et social dans l'entreprise. Son rôle auprès des travailleurs est de développer les connections, la communication et ainsi que la collaboration.

Jim McGee résume ainsi la différence avec les conversations d’hier dans un monde sans KM : le « meilleur argument en faveur de réseaux sociaux concernant la gestion des savoirs est le changement de perspective depuis un contenu statique vers des interactions dynamiques».

C'est la même chose pour la formation. L'apprentissage informel est dynamique et social (à la volée, juste à temps, autodirigé, seridipidous), tandis que la formation formelle est statique (réalisé, dirigé, évalué). Qu'en est-il d’un monde sans CSE (Conception de Systèmes d'Enseignement)? Le meilleur argument en faveur de l'apprentissage informel par rapport à la formation formelle est justement le changement de perspective décrit par Jim McGee. Cela signifie également une perte de contrôle des services de formation. Dur !

Ne pas essayer de formaliser l'apprentissage informel. Juste aider les gens à faire leur travail.

Voici quelques conseils de @mneff lors d’une récente conversation sur le KM: "Focalisez-vous sur les connexions et la collaboration. Les données sont presque déjà obsolètes au moment de leur stockage.

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L’excitation récente autour des médias sociaux est parfaitement justifiée : est-ce que vous les maîtriser ? S’il l’on reconnaît que l’apprentissage se fait à 80% de manière informelle, cela suggère qu’il faut soutenir les liens naturels entre individus qui peuvent s’aider les uns les autres. Cette mobilisation peut intervenir entre employés, partenaires ou clients. Vous en voyez déjà les avantages réels mais vous ne savez pas encore comment les considérer.

Il existe de nombreux outils de réseautage social avec des noms aux consonances étranges : les blogs, les wikis, Twitter (également connu sous le nom de micro-blog), Ning, Facebook, et bien d’autres encore. De même, on entend quelques mots à la mode tels que : apprentissage 2.0, les médias sociaux, la co-création, le contenu généré par les utilisateurs, et ainsi de suite. La question est : quelles sont les opportunités réelles?

Arguments en faveur de l'apprentissage informel

Il est évident que tout va de plus en plus vite : les produits et les services restent moins longtemps sur le marché, on a affaire à plus d’informations et moins de ressources pour y faire face. Le taux de perturbations dans les industries augmente au point qu'il est presque continu : l’époque où nous pouvions planifier, adapter, puis exécuter, est pratiquement révolue.

Ce qu'il nous faut pour avancer, c’est la capacité à comprendre constamment notre environnement et à nous adapter rapidement. C’est l’entreprise la plus habile qui va prospérer.

La capacité d’adaptation provient à la fois d’une bonne base théorique et de la faculté à résoudre des problèmes et à innover. Vous devez absolument aider les apprenants à communiquer et à collaborer. C'est là que l’apprentissage social (« social learning ») entre en jeu. Avoir des idées novatrices, résoudre les problèmes de manière collaborative, tout cela peut être amélioré grâce à des outils qui apportent une certaine valeur à l’échelle locale, mais lorsque l’on y ajoute une dimension géographique plus étendue, cette valeur n’en est que plus grande.

Je vais d'abord explorer les implications des médias sociaux dans l’apprentissage informel, puis démontrer l’intérêt des fonctionnalités de ces outils sociaux. Ensuite, j’explorerai les applications de ces outils pour l’apprentissage formel, en concluant que leur utilisation dans ce domaine procure une voie d’accès à une utilisation plus large. Je vais me concentrer sur 5 outils en particulier mais cette réflexion peut être étendue à l’ensemble des médias sociaux.

L’impact positif de l’apprentissage informel dans la vraie vie

Pensez à la façon dont les gens travaillent ensemble. Ils n’hésitent pas à sortir de leur bureau pour poser une question, à s’asseoir ensemble autour d’un document, à échanger des idées devant un tableau, à tenir des réunions, à faire des présentations. Comment pouvons-nous soutenir et renforcer cela ?

Tournons les choses différemment et arrêtons-nous sur certaines activités. Nous allons étudier plusieurs cas et leurs avantages spécifiques, puis nous verrons quels médias sociaux peuvent les renforcer.

Quelle est la valeur d'une discussion?
Permettre à un groupe de personnes de discuter, c’est leur permettre de traiter et résoudre des problèmes, débattre de différentes approches, poser des questions, obtenir des réponses réfléchies et bien plus encore. Quelqu'un dans le groupe peut programmer des sujets précis, ou alors les membres du groupe peuvent faire appel à la discussion quand bon leur semble.
Les forums sur Internet ne sont rien d’autre que des groupes de discussion. Les membres du groupe reçoivent des questions et leurs réponses sont transmises au groupe. Avant le World Wide Web, Usenet était une liste de discussions par email assez populaire et très utile.

Pris dans l’excitation suscitée par les nouvelles technologies, nous oublions souvent les forums de discussion, mais une simple liste d'emails offre des capacités très puissantes. Quiconque se sent intéressé (et compétent) peut devenir membre du forum ou s’en désinscrire, alors que personne n’a besoin de chercher à qui il doit envoyer sa question. Pendant plus de 10 ans, ITFORUM a été un moyen pour ceux qui s'intéressent à la technologie pédagogique de discuter de sujets d'actualité ainsi que d'obtenir et de fournir de l'aide.

Quels sont les avantages de la collaboration?
Travailler en groupe pour comprendre, documenter une approche ou générer une réponse constitue une méthode efficace pour développer une compréhension commune. Une équipe développe des idées, d'autres les consultent, en ajoutent, les modifient et, en fin de compte, les meilleures idées fusionnent. Ainsi, bien géré, l'ensemble est supérieur à la somme des parties.

Les wikis sont des outils de collaboration. En substance, ce sont des espaces partagés où les individus peuvent accéder à un document et le modifier dans un processus continu. Un wiki permet de suivre les différentes contributions et leur historique, on sait donc qui a fait quoi et les participants peuvent revoir les versions précédentes. Wikipédia est la vitrine des wikis, mais des organisations comme Intel ou la CIA les utilisent depuis longtemps. Les outils de travail collaboratif tels que Google Docs ont sensiblement les mêmes fonctionnalités qu’un wiki.

Quels sont les avantages à trouver outils et ressources dans un seul endroit ?
Auparavant, ce « seul endroit » pouvait être un manuel ou une bibliothèque. Lorsque les utilisateurs trouvent facilement les outils dont ils ont besoin dans un endroit fiable, ils ne perdent pas de temps à chercher ni à inventer des réponses. On estime que les gens consacrent 15 à 20% de leur temps à ces recherches et dans jusqu’à 40% des cas, sans succès. Si c’est possible, on préfère ne s’en remettre qu’à soi-même, mais si l’on ne trouve pas facilement ce qu’on recherche, ou s’il y a trop d'endroits à explorer, on va utiliser des ressources coûteuses comme les appels téléphoniques ou, pire encore, improviser et faire des erreurs.

L'équivalent moderne du manuel est le portail. Un portail bien configuré est un endroit où l’on peut chercher, à l’abri des regards, les ressources dont on a besoin.  Notez que «bien configuré » est une qualité rare et il est très courant d’entendre « nous avons des centaines de portails » pour découvrir qu’ils ne sont, en fait, organisés que d’une seule manière. Un portail ne peut être conçu de façon artisanale, il requiert la même architecture que les autres ressources en ligne. Ainsi, il est beaucoup plus sensé de l’organiser par fonction ou par tâche que par service.

S’ils sont bien faits, les portails constituent d’importantes ressources d'auto-assistance et de performance. IBM est allé encore plus loin en créant des portails personnalisés, basés sur les fonctions et les tâches des employés.

A quoi cela sert-il de savoir qui sait quoi ?
Votre patron ou la personne assise à côté de vous ne sont pas forcément les plus aptes à vous renseigner. Si vous connaissez des gens dans l’entreprise, vous pouvez savoir à qui vous adresser. Sinon, vous risquez de perdre votre temps en demandant autour de vous. Etre capable d'identifier les personnes par rapport à leurs connaissances et domaines d’expertise est un moyen efficace d’obtenir des réponses et une collaboration lorsqu’un nouveau problème se présente (ce qui va de plus en plus être le cas).

Pour gérer les compétences, on identifie habituellement les personnes en fonction de leurs connaissances et domaines d’expertise grâce à un annuaire de «pages jaunes» des employés, et les profils personnels sont utilisés à cet effet. Bien sûr, un système d’auto-troll qui analyserait les emails ou les documents des employés serait plus efficace que leur auto-description pour déterminer leur expertise. Mais il s’agit de construire une culture fondée sur la confiance, ce qui est bien plus simple. Il y a d’autres avantages à laisser les gens décrire eux-mêmes leurs compétences et leur personnalité (on peut prendre pour exemple la personnalisation des avatars dans les mondes virtuels).

Les profils personnels sont un moyen pour les individus de se présenter à l’entreprise. Ils peuvent utiliser des balises officielles et ajouter des caractéristiques ou intérêts personnels. Cette association crée une image plus riche de l'individu, en soutenant la communication et un certain sens de l'image de soi.

A quoi cela sert-il de tenir un journal ?
En général, on pense que les journaux intimes sont personnels, mais il peut y avoir des avantages à partager ses réflexions. Noter vos pensées est un moyen utile pour les rendre concrètes. Vous avez probablement déjà vécu une situation où, en écrivant des idées, vous avez dû réfléchir à certains détails qui manquaient lorsque celle-ci n’était que pure conjecture. Tenir un journal vous oblige à prendre un certain temps de réflexion. De plus, si vous partagez votre journal, vous pouvez obtenir des commentaires sur vos pensées. Si un dirigeant tient un journal et le met à leur disposition, ses employés ou ses collègues peuvent suivre ses pensées et être tenus au courant de la direction qu’il prend. Ceci est une forme de mentorat virtuel ou de pensée à voix haute (aspect important de l'apprentissage).

Un blog est un journal en ligne. On peut écrire ses pensées et les publier facilement pour les présenter à la vue de tous. Mieux encore, les autres peuvent ajouter leurs propres pensées sous forme de commentaires. C’est un moyen simple et utile de partager ses pensées, ses avancées, etc. Les blogs se sont révélés précieux, à la fois en interne et en externe, pour les clients. De même, une équipe de projet, de produit ou de service peut mettre ses avancées à jour sur un blog et solliciter des commentaires sur les nouvelles idées. Sun et Oracle comptent parmi les entreprises qui explorent l’utilisation des blogs.

Nous pourrions discuter d’autres outils tels que les IM (messageries instantanées) et les « micro-blogs » (Twitter et Yammer), mais notre but ici est de souligner certains des objectifs les plus courants du monde de l’entreprise et comment ces outils peuvent les augmenter ou les faire accélérer. Certains outils émergents fournissent de toutes nouvelles fonctionnalités et cela vaut le coup de maîtriser les plus anciens pour bien comprendre les avantages de chacun.

L’intérêt d’ajouter l’apprentissage social à l'apprentissage formel

J’espère que vous voyez les avantages tangibles à mettre ces outils à la disposition de vos employés. Un écosystème complet d’outils qui aide les communautés à partager la réflexion, résoudre les problèmes et trouver de nouvelles solutions apporte une valeur supplémentaire à l’entreprise. Et nous n'avons même pas parlé du rapport coût-bénéfice. Les médias sociaux sont relativement peu coûteux et les gains sont énormes. Jay Cross a parlé de la proposition de valeur de l'apprentissage informel, et ces outils constituent une mesure concrète visant à en récolter les profits. Il n'est plus raisonnable de ne pas tenir compte des 80% d'apprentissage qui se font de manière informelle. (Voir l’article sur le blog de Jay : making the  business case for informal learning).

Cependant, ce n’est pas facile d’amener un tel système à la "masse critique ", lorsque ces activités sont en cours. Maintenir ces outils communautaires à un niveau autarcique a toujours présenté un défi. Nancy White, l’une des gourous de l'apprentissage social, a parlé d’un processus de 18 mois pour faire fonctionner une communauté donnée. D'autre part, la « Defense Acquisition University » en a trouvé un certain nombre qui existent déjà et consacre des ressources à chercher une façon de les soutenir.

En conséquence, il faut encourager les moyens de promouvoir l'utilisation de tels outils. Pour inciter à leur utilisation, il peut être efficace de démontrer leur valeur. Nous devons alors chercher comment les employés s’épanouissent par le biais de leur apprentissage au travail.

Regardez le graphique des compétences acquises en mode d’apprentissage traditionnel (figure 1). Lorsqu’ils sont novices (qu’il s’agisse de nouvelles recrues ou d’employés expérimentés transférés dans un nouveau domaine tels qu’un technicien qui prend une fonction de dirigeant), les employés ont besoin d’être soutenus, non seulement dans leurs connaissances de base mais aussi dans leur motivation. L’apprentissage formel s’adresse majoritairement à l’apprenant novice. Lorsqu’ils sont au stade de « confirmés », les employés connaissent généralement leurs objectifs et ce qu’ils ont besoin de savoir ; nous pouvons alors laisser de côté une grande partie des contenus. Au stade d’experts, ils recherchent une collaboration pour faire progresser leur compréhension collective.

ecollab - construire un pont entre la formation formelle et informelle

Les réseaux sociaux apportent généralement de l’aide au confirmé et à l’expert, alors que le novice tirera profit d’un mentorat virtuel. Sur le plan culturel, les novices se déplacent de la périphérie de la culture de la pratique vers le centre, dans lequel les confirmés et les experts dialoguent activement pour définir et faire progresser le domaine d’expertise.

Cependant, séparer les pratiques des novices de celles des autres ne renvoie pas une image très élégante. Ainsi, une idée intéressante serait de faire commencer les activités de réseautage social dès la périphérie. La question est : y a-t-il des raisons légitimes d’inclure l’apprentissage social à l’apprentissage formel ? Clairement, la réponse est oui.

Les apports de l’apprentissage social pour l'apprentissage formel

Avant d’examiner les raisons qui rendent l'apprentissage social bénéfique à l'apprentissage formel, il faut définir ce qu'est l'apprentissage. Notre objectif est double : il s’agit de la rétention et du transfert. Nous voulons que les apprenants conservent les informations qu’ils ont acquises jusqu’au moment où ils deviennent exécutants, et nous voulons qu’ils transfèrent ces informations à toutes les situations où elles s’appliquent (et seulement celles-là).

Compte tenu de la façon dont fonctionne le cerveau, les outils à utiliser comprennent la réactivation du matériel approprié, l’élaboration de l’apprentissage et l’application à des situations particulières (ce dernier point est décisif). Lorsque nous sommes confrontés à un problème, le contexte déclenche d’autres associations pertinentes. Plus nous faisons d’associations à des informations pertinentes, plus nous sommes aptes à produire des structures utiles. Ainsi, nous voulons créer des associations entre notre compréhension, nos connaissances et les différents contextes.

Nous savons aussi que l'apprentissage social facilite l'apprentissage en général. Travailler à plusieurs permet d’exposer différents points de vue sur ce qui se passe et de composer une compréhension commune. Il s’agit d’affronter les idées fausses et l’ambiguïté et d’apprendre ensemble. Lorsque cela est bien fait, les apprenants partagent ce qu’ils ont compris et développent leur capacité à l’appliquer à des problèmes significatifs.

Il existe plusieurs objectifs importants qui permettent d'accélérer l'apprentissage : lier les connaissances conceptuelles à l’expérience personnelle, élaborer des connaissances conceptuelles pour d’autres idées et appliquer ces connaissances à la résolution de problèmes. C’est exactement ce que font les outils d’apprentissage social. Je vais parler ici de plusieurs activités que j'ai réussi à mettre en place, lors d’enseignements en classe et en ligne, et qui en démontrent les principes.

L’'apprentissage personnalisé avec des journaux intimes

Les journaux intimes sont des moyens éprouvés de personnaliser l’apprentissage. Relier leur apprentissage à des événements passés et les voir ainsi sous un nouvel angle, ou indiquer comment ils ont l'intention de modifier leur comportement en conséquence, permet aux individus d’établir des connexions entre leurs connaissances antérieures et leurs modes de comportement attendus. Lorsqu’on leur demande d’écrire régulièrement des révélations personnelles sur la manière dont ces informations peuvent être liées à leur propre expérience ainsi que sur la manière dont ils anticipent l’application de ces informations, les apprenants exécutent un processus cognitif très important.

En mettant leurs pensées à la disposition des autres et en recevant des remarques de leurs mentors ou collègues, les apprenants ont la possibilité d’explorer leur réflexion et de tirer profit, non seulement de la réflexion elle-même, mais aussi de ces commentaires qui peuvent les aider à affiner et améliorer leur compréhension.

Le débat stimule l’élaboration
Organiser des débats est un moyen éprouvé pour demander aux apprenants de développer leur compréhension du concept. Les forums de discussion offrent la possibilité aux apprenants de répondre à la question posée, ainsi que de se répondre les uns aux autres. Un exercice simple comme celui d’écrire une réponse argumentée à une question réfléchie, puis de commenter de manière pertinente ce qu’a dit quelqu’un d’autre (sans se contenter d’écrire « super ») constitue un processus supplémentaire précieux qui mène à la rétention.

Donner des problèmes d'application
L’un des meilleurs moyens de traiter une information est de l’appliquer à des problèmes pertinents. Le faire en groupe aide à formuler ses pensées, les comparer et les affiner. Demander à un groupe de répondre ensemble à un problème est une excellente technique pour forcer les apprenants à travailler ensemble et à construire une compréhension commune, d’autant plus s’il y a plusieurs groupes.

Si l’énoncé du problème est délibérément ambigu, le groupe aura encore plus besoin de travailler ensemble pour le comprendre. Bien sûr, il devient alors plus difficile de gérer l’effort et l’apprentissage de chacun des membres, mais ces techniques ne sont pas nouvelles et les wikis retracent chaque contribution et sont programmés pour faciliter cette tâche. On demande aux apprenants de trouver une réponse, et cela ressemble aux tâches qu’ils doivent déjà exécuter, qu’il s’agisse de réponses à des propositions, de conceptions techniques ou de prescriptions pour des patients. De plus, cela augmente les probabilités d’effectuer un transfert utile.

L'apprentissage social dans un contexte social
En outre, l'apprentissage devrait tenir compte des ressources qui seront utilisées dans l’exécution, qui doivent être maniées tout comme elles seront en dehors de l'expérience d'apprentissage. Le fait d’avoir un endroit où trouver les ressources supplémentaires sur le sujet et que ce portail soit intégré à l'apprentissage permet d’ancrer l'apprentissage dans le monde réel et fournit un socle, aussi bien dans la tâche que dans l’exécution au-delà de la tâche elle-même.

Avoir la possibilité d’en savoir plus sur vos camarades apprenants et apprendre à les connaître en tant que personnes et pas seulement en tant qu’apprenants facilite l'apprentissage. Il peut être utile de savoir d’où ils viennent et de connaître leurs centres d’intérêt afin d’expliquer la manière dont ils travaillent en groupe et de développer une capacité à tolérer la diversité et à communiquer avec d’autres cultures, de près ou de loin. Les profils soutiennent cela de manière concrète et aident à développer les liens sociaux qui sont à la base du réseau d’apprentissage social informel. En outre, le langage et les catégories utilisés peuvent véhiculer les valeurs et le langage de l’entreprise.

La combinaison de ces techniques est encore plus efficace. Chacune d’entre elles a ses propres avantages mais lorsqu’on les additionne, on obtient différentes formes de réactivation qui en augmentent encore le bénéfice. Rendez-vous compte que les avantages sont doubles. Premièrement, les apprenants traitent le contenu original de manière significative. Ensuite, ils améliorent leur maîtrise des outils de manière permanente et renforcent les liens qu'ils créent entre eux.

Au-delà du formel : l’intégration dans une communauté

Une fois que les apprenants ont utilisé les outils dans leur apprentissage formel, la question est de savoir comment faire la transition vers une communauté plus grande. Plusieurs modèles sont possibles : ils pourraient passer à la nouvelle communauté en utilisant des outils différents, ils pourraient séparer les outils utilisés par les confirmés en catégories distinctes, ou leurs contributions pourraient faire partie de la communauté.

Il est probable que ce dernier modèle soit un fardeau injuste pour les confirmés et les experts, mais si on pouvait les amener à apporter des commentaires, ce serait un moyen d’intégrer les apprenants dans la communauté. Changer d’outils présenterait l’avantage de décontextualiser l'outil de la tâche, afin que les apprenants génèrent davantage de compétences transférables dans les médias sociaux. Cependant, l'inconvénient est la surcharge cognitive supplémentaire.

L’idéal serait des les intégrer à de nouvelles communautés d'apprentissage social. L’un des rôles possibles du formateur, de préférence un membre de la communauté en pratique, serait d’intégrer les apprenants dans la communauté, peut-être même en s’inspirant de traditions anciennes en créant un "rite de passage".

Le point important est que l'utilisation d'outils d'apprentissage social pour l'apprentissage formel remplit un rôle de développement des compétences sociales utile pour présenter aux apprenants les outils d'apprentissage en ligne. Puisque les outils sociaux font de plus en plus partie de la culture quotidienne, ce rôle peut  être amené à diminuer, mais pour le moment, il est toujours pertinent.

Problèmes

L'analyse qui précède soulève certains problèmes que nous devons aborder. Une collaboration réussie nécessite plusieurs facteurs culturels, notamment la nécessité de contribuer en sécurité, d’être ouvert à des idées différentes et de s’engager mutuellement. Vous n'obtiendrez pas de participations si les individus ne se sentent pas en sécurité, ni s’ils ne sont pas intéressés, et la contribution ne sera pas complète si vous ne tolérez pas toutes les opinions. L'introduction de tels outils vous permettra de savoir rapidement si ces facteurs sont présents ou non.

D’autre part, il faut que les individus aient les compétences nécessaires pour réussir à participer. Il n’est pas juste d'attendre de vos apprenants qu’ils maîtrisent l'utilisation des outils, ni qu’ils soient à l’aise dans le travail collaboratif. S'il n'y a pas de lignes directrices claires sur la façon de réussir à participer, d’apprendre dans ces environnements, et de se comporter de manière appropriée, le résultat pourrait être imparfait. Par conséquent, il faudra probablement identifier les compétences nécessaires, apporter du soutien, et obtenir des dirigeants qu’ils donnent l’exemple.

La dernière exigence est le soutien de l’entreprise. La participation doit être gratifiée par des récompenses concrètes. Si l’on en vante les mérites de l’apprentissage sans le récompenser, il est évident que les gens vont décrocher. Notez que dans la plupart des cas, il est nécessaire d’encourager les communautés pour les faire éclore. Les entreprises peuvent donner des primes aux leaders reconnus pour qu’ils participent et récompenser la participation. Un système de notes évaluant la pertinence des commentaires peut aussi s’avérer utile.

Cette dernière remarque rappelle les outils dont nous n’avons pas parlé. Ces évaluations font partie de certains des nouveaux outils, tout comme les profils. D’autres outils ont d'autres fonctionnalités, telles que la messagerie instantanée et les micro-blogs (Twitter par exemple, ou Yammer, son cousin pour l'entreprise). Nous n'en avons pas parlé ici, mais les mêmes principes s’y appliquent. La messagerie instantanée permet d'accéder rapidement à une personne que l’on trouve en recherchant un profil. Les micro-blogs permettent de noter des bribes de pensée et d’obtenir rapidement une réponse de la part d’une vaste population.

En conclusion

Les seules raisons de l'apprentissage informel suffisent à justifier l’investissement dans l'apprentissage social. Les avantages de l'apprentissage formel suggèrent une valeur indépendante. Les deux réunis, auxquels s’ajoute la transition pour faciliter l'adoption et l’intégration, plaident fortement pour l’utilisation des médias sociaux dans l’entreprise. Il y a des nuances et des détails sur ce qu'il faut mettre en valeur, quels outils choisir, et comment s'y rendre en partant d’où vous êtes, mais le but est d'y aller.

Ces outils apportent une réelle valeur aux entreprises, y compris, éventuellement, à vos concurrents. Vous voulez sûrement donner à vos employés la possibilité de travailler ensemble de manière aussi efficace que possible. Heureusement, la plupart de ces outils sont assez peu coûteux. Ce n’est pas évident de réussir à bien s’y prendre, mais vous pouvez y arriver si vous alliez compréhension de l'apprentissage et compréhension des capacités fondamentales des nouvelles technologies, le tout dans le contexte des objectifs et des processus de l’entreprise.

Demandez de l’aide s’il le faut, mais faites-le !

(publié initialement dans Learning Solutions Magazine, le 23 février 2009).

clark quinn - entreprise collaborative - ecollab contributeur

Clark Quinn a obtenu un doctorat en science cognitive appliquée à l'UCSD. Il apporte une compréhension profonde de l’apprentissage et son expérience en conception de solutions technologiques pour s’assurer que  l'apprenant, l'apprentissage et l'expérience des utilisateurs soient intégrés avec succès dans des solutions performantes.

http://blog.learnlets.com/

 


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Ecollab - Formaliser l’apprentissage informel : Consulting et Bene Gesserit

Pouvons nous formaliser l’apprentissage informel ?  Je vais donner mon point de vue en faisant un petit détour par le cycle de Dune de Franck Herbert et son Bene Gesserit.

L’apprentissage informel est difficilement contournable, puisque 80% de l’apprentissage dans l’entreprise est de nature informelle, comme le rappelle Jay Cross, auteur du livre Informal learning.

Donc avant de savoir si nous pouvons le formaliser, peut-être faut-il se demander si nous le devons ? Après tout, cela à l’air de fonctionner pas mal, sans que personne ne s’en occupe. Pour ma part je pense que oui, il faut le formaliser à minima.

Je vais donner un exemple que je connais bien. Dans un cabinet de consulting, l’apprentissage et la transmission des savoirs est le coeur du service fournis par un cabinet. Cette transmission de pair à pair est le garant que le cabinet conserve la mémoire collective et l’expertise de tous les consultants passés par le cabinet (on retrouve un peu cette idée dans Dune avec la mémoire seconde du Bene Gesserit), malgré un turn-over important dans la profession.  Cela se concrétise notamment dans l’apport de benchmarks qui sont liés aux missions des différents consultants qui vont pouvoir servir aux futurs entreprises où ils vont intervenir.

Généralement dans le temps de mission est vendu un temps de pilotage (surtout si celle-ci est longue). Dans ce temps de pilotage, on comprend le temps de debriefing de la mission avec l’ensemble des consultants du projet. C’est durant ce debriefing que chacun apporte son feedback et ses connaissances aux autres, donc un apprentissage de pairs à pairs, réalisé de manière informelle (cela n’apparaît nulle part), mais qui est formalisé à travers ce temps de facturé au client. Si ce temps n’existait pas (je l’ai déjà vu), la partage et la transmission du savoir est inexistant et les plus jeunes ne progressent pas vraiment. De manière « non officielle », il y a une formalisation d’un apprentissage informel.

De même, autant les temps de pilotage permet en présence du client de faire le point sur le chantier, autant en dehors de sa présence, il permet de fertiliser, redresser, améliorer, échafauder… les productions de chacun, mais c’est aussi un lieu d’apprentissage et de partage pour les moins chevronnés.

Sans cette formalisation officieuse, il n’y aurait pas de transmission du savoir. Pire, sur le long terme chacun reprendrait les livrables existants sans en comprendre pleinement le sens, aboutissant à tout et son contraire et appauvrissant de plus en plus la pensée originale et empêchant toute innovation et progrès.

D’ailleurs quand un responsable de mission débrief de façon individuelle chacun de ses consultants, autant son rôle est d’évaluer la contribution (ou non contribution) qu’a su apporter le consultant, autant il est là aussi pour pointer les compétences et savoirs que le consultant a pu acquérir au cours de la mission. Ceux-ci ne sont pas toujours perçus par le consultant, et cette formalisation à travers cet entretien de fin de mission est très important pour le consultant, afin qu’il puisse mieux capitaliser sur le chemin parcouru.

De fait, sans vraiment le dire, puisque cela n’est pas présenté comme de l’apprentissage, il y a des lieux et des temps formels pour l’apprentissage informel des consultants, un peu notre « Eau de Vie« . En plus des outils et méthodes traditionels de KM qui permettent de capitaliser sur les différents livrables produits, ce sont ces temps qui forment cette mémoire collective des cabinets de consulting, cette mémoire seconde du Bene Gesserit.

 

anthony poncier - entreprise collaborative - ecollab contributeurAnthony Poncier (@aponcier) est consultant en management et en stratégie des organisations, plus particulièrement spécialisé dans le management de l’information (entreprise 2.0, travail collaboratif, web 2.0, e-reputation, intelligence économique,…).

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Pour Thierry de Baillon, je cite «  il est de plus en plus illusoire de vouloir considérer le savoir comme étant soit informel, soit formel. Tout morceau de savoir est paradoxalement à la fois formel et informel ».

J’abonde dans son sens… il me semble qu’il y a là la  dénonciation d’un formatage historique qui consiste a vouloir dissocier systématiquement dans nos processus d’apprentissage l’approche formelle, cognitiviste, réflexive  de l’approche informelle, émergente, sociale.  D’un point de vue didactique, notre cursus éducatif vise précisément a séparer les deux approches  sous couvert d’efficacité.

Or il me semble que les Technologies de l’information et de la communication viennent bousculer radicalement l’ensemble de ces repères pédagogiques : au travers de leurs usages, elles nous font redécouvrir une évidence : nous jouons naturellement sur la complémentarité des niveaux formels et informels, et cela,  a la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif !

Les réseaux apprenants comme Apprendre 2.0 illustrent d’ailleurs assez bien la fertilité de cette double hybridation formative !

Sur le plan individuel d’abord : Au travers des actes de la vie quotidienne, chaque acteur crée avec son environnement une relation privilégiée et authentique induite par un couplage de lui-même au monde et aux autres. De ce couplage émergent des informations qui entrent en résonance dans son système sensitif et neuronal interne : c’est le premier niveau d’apprentissage et de connaissance que l’on peut qualifier d’informel dans la mesure ou il est non intentionnel, contextuel et donc relativement déterministe !  (connexionisme)
Le deuxième niveau d’apprentissage fait intervenir une forme de recul réflexif sur l’apprentissage de premier niveau : il s’agit la d’un stade cognitif qui permet de construire une représentation et une mémoire active de ce que l’on vient de vivre en acte…c’est une façon d’ancrer l’apprentissage et de construire le savoir en lui donnant cohérence dans des schèmes de sens. C’est aussi une façon d’apprendre a apprendre. Ce processus est par nature formel dans la mesure où il est intentionnel, volontaire et symbolique ! (cognitivisme )
Entreprise Collaborative - reseau apprenant formel-informel niveau individuelle

Sur le plan collectif, on retrouve la même dynamique associative mêlant formel et informel !
A un premier niveau, les membres des réseaux apprenants s’inscrivent dans des actes de conversation de type coopératif…ces actions ne sont pas guidées par une intention opérationnelle, mais par l’envie de partager, d’échanger et d’interagir autour de centres d’intérêts…Au travers de ces processus coopératifs émergent naturellement et de façon informelle des connaissances et du sens commun. (connexionisme)
Le niveau 2 implique quant à lui des processus cette fois-ci de type intentionnel et formalisé ! Les membres du réseau s’organisent par exemple en groupes projet ; ils  définissent un objectif, des moyens, des outils, une organisation, une répartition des rôles, une forme de régulation pour parvenir a l’objectif. (socioconstructivisme)
Parallèlement  les acteurs prennent du recul collectivement sur ce qu’ils apprennent dans ces formes de travail coopératif et collaboratif…Ils apprennent à apprendre en déduisant des invariants et en constituant ainsi des représentations collectives qui sont autant de savoirs transférables dans d’autres contextes d’apprentissage…Ils agissent aussi des formes de mémorisation collective par tagage, catégorisation, archivage ! Tout cela constitue des formes d’apprentissage formelles, symboliques, actives, intentionnelles et liées a des processus de métacognition ! (cognitivisme )
entreprise collaborative - eseau apprenant formel-informel niveau collective

Je pourrais de la même manière évoquer les processus identitaires qui accompagnent les changements lies aux apprentissages : ils feraient aussi ressortir une hybridation mêlant formel et informel !
Au final, on repère une sorte d’attracteur étrange puissant qui croise ce qui relève du déterminisme et convoque l’informel avec ce qui appelle le libre arbitre et le formel!

Mais n’est-ce pas la signature de la nature humaine précisément ?
En son temps, Francisco Varela, spécialiste des sciences cognitives formulait l’idée de la manière suivante. Selon lui, « l’émergence subsymbolique et la computation symbolique sont reliées dans une relation de complémentarité (l’une ascendante et l’autre descendante), dans un mode mixte ou encore utilisé à des niveaux ou des stades différents. La relation la plus intéressante serait une relation d’inclusion, où les symboles apparaissent « comme une description de plus haut niveau d’un système sous-jacent ». (citation extraite de l’inscription corporelle de l’esprit de Francisco Varela)
sans doute, serions nous bien inspires de ne plus l’oublier et de nous en imprégner pour développer des démarches formatives humainement soutenables, tout au long de la vie !...Des démarches qui ne nous réduisent pas à l’état d’homme-machine-esclave !
Sans doute aussi avons-nous besoin d’accompagner ces dynamiques associant formel et informel car comme je l’ai déjà souligné, les formatages scolaires restent très prégnants et bloquants…il s’agit bien de changer de paradigme et c’est complexe!
 

florence meichel - entreprise collaborative - ecollab contributeur Florence Meichel est consultante, conférencière et coach dans le domaine de l'éducation 2.0 et la formation 2.0.

 http://florencemeichel.blogspot.com/ .

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Formalizing informal learning is my research topic for writing class. It may very well be the foundation of my dissertation! Recently I posted the mind map of some of my resources and what they have to say about informal learning. Ecollab asks:
Can we use these classifications to draw up some guidelines to help us explain formal and informal learning as it pertains to the workplace? Are there ways of "formalizing" some or all of this without losing out on the personal relationships we have with our friends and colleagues, those who we turn to help us solve a problem. Can we formalize the informal?
See the first link for the classifications.

Let me start by saying, I really like Hart's classifications. They are far more real life, practical, and tangible that formal and informal learning. My research to-date does not discuss these classifications. It goes back to the standard: formal and informal.

Okay, so what does my research say? It's at lit review stage so I don't have anything legit to add from my world (meaning I have observations and a case study in my head but we can't all it research). The researchers I have been reading for class basically present informal as peer-to-peer, self-directed, interest-based, on-purpose, implicit, with a goal, without a goal, mentoring, personal, by choice, on-demand...pick any attributes. Basically it depends on the person and the situation. The researchers also caution against formalizing informal learning. Even to go so far as saying, if you formalize the informal, then you will diminish it and people will find a new way to learn.

That said, one researcher suggests not so much formalizing the design or delivery part (to use ADDIE terms) but to formalize the evaluation part. Organizations should be evaluating and even adding into ROI informal learning. Not through testing/Level 2s, but through surveys asking workers how they became better workers this year and through observation and performance/Level 3s and therefore Level 4s.

What I have gathered from this...synthesized...been thinking about...is that actually adding informal learning to the training dept's catalog of workplace learning is not going to work. But as an organizational culture, we could foster informal learning. We could pair new hires with high performers. Do job shadowing. Set-up a knowledge tree on SharePoint (or similar) that says so-and-so is an expert in X. Encourage or even formalize a mentoring program on teams (this is the one area that seems like formalizing could be okay). Utilize discussion boards for internal problem solving. Teach problem solving to all employees and brainstorming. Use problem solving and brainstorming. Get workers talking intra- and inter-departmentally. And yes, evaluate the program. Conduct a survey that asks, where did you learn the most to help you on your job this quarter/half/year? Who helps you the most? I think providing access outside the training room to trainers and SMEs would also help. Build a physical space where employees want to hang out...eventually they will start talking and problem solving and sharing and brainstorming and innovating and all without realizing.

 

christiana houck - entreprise collaborative - ecollab contributeur Christiana Houck (@christiepooh) is Instructional Designer in ILT and eLearning. Wannabe foodie. Currently on a mission to try new cheeses and root beer. Almost a Vegas native -- on my second stint in Vegas. Oh, and dragging my employer into eLearning.

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Afin de favoriser le débat et les échanges, ECOLLAB est un événement mensuel, sous la forme d’un blog carnival, qui réunira toutes les personnes intéressées par ces sujets.

www.entreprisecollaborative.com hébergera le blog carnival. Un nouveau sujet sera lancé chaque mois. Il sera annoncé sur le site.

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