Si on parle de « l’entreprise 2.0 » depuis 2006, date à laquelle le terme a été inventé par Andrew McAfee, on peut voir que cette année 2010 marque de nombreux retours d’expérience en France. Bien sûr, ce terme est plus employé sur le web que dans les entreprises, mais quelle que soit son appellation, le résultat est là : il existe aujourd’hui un nombre significatif et croissant de projets de ce type. Il semblait donc important de faire un point sur le sujet, avec des visions différentes, puisqu’elles seront portées par des consultants, des opérationnels et des éditeurs.
Bien souvent la vision de l’entreprise 2.0 se réduit à une vision outils, avec la mise en place d’une plateforme collaborative ou d’un réseau social d’entreprise (RSE) et dans une vision uniquement interne. A savoir la mise en place de processus collaboratifs autour de ces outils, avec les impacts que cela peut avoir sur l’organisation et ses modes de gouvernance. J’ai voulu ici revenir sur l’ensemble des dimensions que porte l’entreprise 2.0 et qui fait d’elle une entreprise globale reposant d’après moi sur 3 dimensions.
Commençons par la plus répandue, celle qui repose sur la mise en réseau de l’entreprise, visant à faire travailler les employés de manière collaborative, cette dernière prenant souvent la forme de communautés. Il ne s’agit pas d’une expérience pilote ou d’une couche supplémentaire ajoutée à d’autres processus, mais bien de la colonne vertébrale de l’organisation, autour de laquelle s’organise l’ensemble des processus de l’entreprise.
La seconde dimension concerne la gestion des parties prenantes externes, comme les clients ou les partenaires dans le cadre d’un community management… C’est-à-dire que contrairement à la gestion d’une présence sur les medias sociaux, on gère un espace « à soi » (un espace que l’on gère totalement, pas une page Facebook) où l’on est libre de fixer ses propres règles et de gérer sa communauté. C’est de cette dernière que vont être le plus souvent issus vos ambassadeurs/avocats. Là encore, il s’agit de s’organiser avec ces derniers, de manière collaborative, afin de produire des interactions gagnantes pour l’ensemble des parties, pouvant par exemple aboutir à de la co-création.
Enfin la troisième dimension porte sur l’engagement sur les médias sociaux de l’entreprise. Elle ne vit pas en autarcie, elle est connectée au reste du monde, notamment par les médias sociaux, pour reprendre la célèbre formule « no one is an island ». Cet engagement commence avant tout par de la veille, afin de pouvoir interagir. Que ce soit pour trouver une idée, vous faire connaître, trouver des clients, répondre à vos détracteurs… Bref, il s'agit de produire de la valeur pour votre entreprise, pas uniquement par l’intermédiaire d’un conversation manager, mais bien avec l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise.
Pour conclure, je voudrais remercier deux personnes qui m’ont aidé dans les coulisses de ce projet, Frédéric Domon pour la mise en page et le graphisme et Tarik Lebtahi pour son aide pour obtenir cette prestigieuse préface. Et bien sûr, merci à tous les contributeurs qui ont rendu cet ouvrage possible.
Bonne lecture à tous.