Les professionnels de l’enseignement reconnaissent depuis longtemps qu'une large part des processus d’apprentissage se déroulent davantage à l'extérieur de l’école. En effet, l’apprentissage est lié à la contextualité. Un employé cherchera naturellement à apprendre pîle au moment où il en a besoin, souvent avec l’aide d’un spécialiste en la matière même s'il est externe à son équipe, en utilisant son téléphone, son mail ou encore sa messagerie instantanée. Cela se passe de la manière suivante « Je n'ai jamais connu une telle situation ? Que ferait Michael ou Kelly à ma place ? Je vais donc me renseigner ! »
Une large part de cette situation vient directement du fait que que la formation formelle a tendance à être centrer sur des règlements et des procédures. Elle saisit rarement les meilleures pratiques qui sont en constante évolution grâce aux interactions quotidiennes. Les "créateurs" de ces meilleures pratiques ne sont pas forcément les concepteurs des cours de formation. Cela illustre le fossé entre la formation formelle et les opportunités qu'offre le social learning. Alors qu’il est aujourd’hui trivial de parler du rythme effréné du monde des affaires et du besoin grandissant de collaboration et du partage des savoirs, ces assertions s’avèrent on ne peut plus vraies à l’heure actuelle. Le capacité d’une entreprise a pouvoir rivaliser aux niveaux locaux, nationaux et mondiaux, se retrouve étroitement liée à sa capacité à promouvoir et à favoriser la collaboration et le partage des savoirs.
Avec l’ascension fulgurante des médias sociaux, de nombreux professionnels de la formation, comme les éditeurs, ont cherché à tirer profit de ce phénomène afin de soutenir le social learning dans l'entreprise. Comme lors de tout changement de paradigme, nous avons constaté différentes approches, dont certaines n’ont pas été probantes. La majorité des éditeurs et des entreprises trop hiérarchisées se contentent d'attendre sans rien changer, ou alors trouvent des solutions partielles. Ces approches sont souvent maladroites et restreintes par une approche "top-down". A long terme et dans de nombreux cas, la non adoption par l’utilisateur final de telle solution confirme l’échec total d'un système limité par une gouvernance forcée, des problèmes de connexion ou d'une culture d'entreprise peu développée. Tout ceci signifie que les employés trouveront les éléments d'apprentissage pas assez rapides et appropriés, pouvant être difficilement être mis en pratique et n'arrivant jamais au moment opportun. Il existe donc un risque croissant que les employés au courant des dernières tendances du Web 2.0 et de la téléphonie mobile décrochent puis sombrent dans l’ennui (plus d’information dans le prochain article).
Heureusement, le social learning a évolué de telle manière que les meilleures pratiques ressortent. Et certaines solutions permettent aux entreprises d'adopter efficacement le social learning. Lisez notre prochain article où nous reviendrons sur 3 éléments clés.
Article publié précédemment sur le blog de Knoodle
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Tony Yang gère la commercialisation au sein de Knoodle, comprenant la stratégie d’approche de marché, la commercialisation des produits, le développement de contenu. Avant de travailler au sein de Knoodle, Tony a été consultant pour de grandes entreprises technologiques, des jeunes entreprises créées en réseau et des organisations non-gouvernementales dont Microsoft, BillFlo et California Against Slavery. Autrefois directeur marketing chez LeapFILE, entreprise de cloud computing (stockage en nuage) et de transfert de fichiers. Il a également participé au développement marketing et commercial pour IBM Global Services en Chine. Tony est titulaire d’un MBA obtenu à la Marshall School of Business (Université de Californie du Sud), un Master en Management de Systèmes d’Information de la Keller Graduate School of Management et deux DU en Chinois et en Economie à l’Université de Californie à San Diego. Il parle couramment anglais et chinois. |
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