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Les réseaux, qu'ils soient humains ou technologiques, nous montrent que les marchés sont vraiment des conversations. La collaboration en entreprise devient un facteur essentiel de la réussite dans les affaires.

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Entreprise Collaborative - Social Learning Introduction

Repenser la formation dans l'E2.0

Entreprise Collaborative - Repenser la formation
Là où le Social Learning s'épanouit
Par Marcia Conner et Steve Leblanc (Traduction Thierry de Baillon)   
Mercredi 24 Février 2010 14:19

Cet article est paru initialement dans le site Fast Compagny, sous le titre Where Social Learning Thrives

Pour tirer profit du social learning, mettez en place une culture qui rend l’apprentissage amusant, productif et familier, une culture où apprendre fait partie du travail quotidien. Marcia Conner et Steve LeBlanc ont cherché où le social learning s’épanouit le plus.

entreprise collaborative - where social learning thrives

Le social learning ne se résume pas à la technologie des médias sociaux, bien qu’il les utilise. Ce n’est pas davantage la capacité de vous exprimer au milieu d’un groupe d’amis que vous auriez choisis. Le social learning combine les outils des médias sociaux avec un décalage de la culture corporate, un décalage qui encourage le transfert continu du savoir et connecte les gens d’une manière qui rende l’apprentissage joyeux.

L’apprentissage social (social learning) s’épanouit dans une culture du service et de l’émerveillement. Il est inspiré par les leaders, activé par la technologie et déclenché par des opportunités qui ne se sont que récemment produites.

Si une culture se concentre sur le service, la question la plus fréquemment posée est : « comment puis-je vous aider ? » Comment puis-je vous aider à réussir ? Comment puis-je vous aider à poser les bonnes questions, à prendre des risques mesurés et produire un très bon contenu ? Comment puis-je vous aider à prospérer ? Plus important encore, comment puis-je vous aider à apprendre et à nouer de nouvelles relations ? Comment puis-je vous aider à être au service du groupe tout entier, dont vous et moi faisons partie ?

Cependant dans la plupart des salles de classe, on empêche les jeunes de s’aider les uns les autres à apprendre et à réussir. Dans certaines communautés, des velléités telles que la valeur de la propriété ou l’intégrité de son terrain empêchent de venir en aide aux voisins. Dans beaucoup d’entreprises, l’ombre de la concurrence et des politiques internes étouffe les besoins individuels de mentorat ou de considérer de nouvelles perspectives. Il y a plus de 60 ans, W. Edwards Demming encourageait le management à se débarrasser de leur peur et de casser les barrières entre les services, et pourtant les craintes et les murs sont les deux constantes partagées par la plupart des entreprises.

La dispersion de notre attention est une des raisons pour lesquelles nous sommes si peu capables d’aider les autres à apprendre et à grandir. Il se passe beaucoup de choses à la fois. Nous n’avons pas intégré cette notion d’entraide dans le cycle des affaires, dans notre travail quotidien. Nous n’avons pas non plus détruit le mythe selon quoi la peur et .la confusion motive plus ou moins les gens à apprendre. En choisissant intelligemment où concentrer notre attention, nous avons plus d’attention et d’enthousiasme disponible. Ou, ainsi que le disait Clay Shirky lors de la 2.0 Expo NY, « il ne s’agit pas d’une surcharge d’information, mais d’un échec de son filtrage ».

Le social learning s’accélère lorsque nous accordons notre attention aux individus, aux groupes et aux projets qui nous intéressent ou nous donnent de l’énergie. Nous auto-choisissons les thèmes que nous voulons suivre et filtrons ceux que nous sentons pénibles, et cela en toute impunité. Personne ne s’offense de ce que nous ne suivions pas un projet hors de notre domaine. Personne ne remarque que nous filtrions temporairement les râleries de ceux qui prêchent pour leur propre paroisse.

C’est la technologie du social learning, et les medias sociaux en général, qui nous permettent de régler notre attention sur les sujets qui peuvent nous apporter le meilleur rapport sur investissement, et donner le plus de valeur à notre contribution. C’est la culture du social learning qui aide à identifier à quel point ces contributions sont importantes pour tous.

Appels à l’aide, retours et avis peuvent être émis sans pénibilité, sans coercition, sans peur. Cela prend cependant du temps. Vous ne proclamez pas à qui veut l’entendre une culture du service du jour au lendemain en espérant que tout le monde comprendra de quoi il s’agit.

Faire grandir une culture du service ressemble plus à l’ensemencement d’un jardin qu’à la construction d’une cabane. Un jardin requiert de soin, tandis qu’une cabane est construite une fois pour toutes. Une culture du social learning requiert design, formation, accompagnement, leadership, veille et mise en avant des succès, petits ou grands. Chacun doit savoir vers où se dirige l’entreprise et pourquoi c’est important. Il n’est pas facile de passer d’une culture où chacun a peur de n’être pas assez bon et doit s’améliorer, à une culture où chacun se sent suffisamment sécurisé pour vouloir s’améliorer pour le plaisir de le faire. Certains penseront qu’il est impossible pour une culture d’entreprise entière de passer de l’empreinte de la peur à la joie d’apprendre, de la coercition à l’inspiration. D’autres ont vu cela arriver et en souriront.

Le chemin est trace par quelques acteurs inattendus, notamment IBMLotus et la CIA. Nous ne savons pas tout ce qui est nécessaire pour que ce changement culturel fonctionne. La potion a encore quelque chose de magique. Mais en considérant notre propre travail, ainsi que les exemples démonstratifs de groupes tels que le 2.0 Adoption Council, nous voyons d’étonnants exemples de là où ça fonctionne. Lorsque c’est bien fait, les résultats ont quelque chose de réellement magique.

Imaginez demander à rencontrer quelqu’un. Un voyage en Espagne est une demande plus importante qu’un dîner en ville, qui est à son tour plus important que de prendre un café ensemble. Plus la demande est grande, plus la pression est importante et plus il est difficile de s’en sortir. Plus est petite, plus vous rendez la participation agréable. Que vous courtisiez des clients, des amis ou un partenaire amoureux, démontrez votre intérêt en écoutant et en vous connectant. Aidez-les à réussir.

Plus les outils permettront facilement aux gens de nous dire ce dont ils ont besoin, plus il sera facile et agréable de leur venir naturellement en aide. La technologie et la culture du social learning peuvent créer un environnement dans lequel vous serez soutenu avec enthousiasme, où votre sens de l’émerveillement fera tache d’huile et où la créativité éclora – où chacun s’épanouira.

 

marcia conner - entreprise collaborative - ecollab contributeur Marcia Conner (@marciamarcia) est vice-président de Pistachio Consulting. Elle travaille à l'intersection du «social messaging » et la culture de l’apprentissage. Elle écrit pour Fast Company, les articles de « Learn at all levels ». Son nouveau livre, The New Social Learning, paraîtra en Mai.

steve leblanc - entreprise collaborative - ecollab contributeur Steve LeBlanc (@ sleveo) est  conférencier, formateur en entreprise et guérisseur holistique. Partout, il voit des possibilités d'apprentissage et de connexion pour les personnes.

 

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La clé de la réussite du Social Learning en 2010
Par Renee L. Robbins (Traduction Frédéric Domon)   
Lundi 08 Février 2010 00:00
entreprise-collaborative-the-real-secret-of-social-learning-succes
Pendant des années, les services Formation se sont efforcés de compiler des données pour montrer leurs valeurs dans les organisations. Cependant, en 2010, nous nous trouvons dans une situation inédite. Pour la première fois, les entreprises commencent à comprendre l’intérêt d’éduquer leurs consommateurs. Elles commencent à utiliser les outils sociaux pour éduquer et construire des relations avec les consommateurs pour les convertir en clients, les fidéliser. Selon une étude réalisée par Unisfair, 75% des spécialistes américains du marketing comptent utiliser prioritairement les médias sociaux dans leurs stratégies en 2010. La clé de la réussite du social learning en 2010, se situera donc au niveau de la réponse à apporter cette nouvelle croyance de l’industrie marketing dans l’éducation.

Les fournisseurs savent que les services marketing sont bien placés dans l’attribution des budgets. Par conséquent, ils dépensent des millions de dollars en recherche sur l’utilisation des outils sociaux dans le marketing. Ils suivent des indicateurs, déterminent le ROI pour ces nouveaux types de campagnes dans l’espoir de s’en voir confier le budget par les services marketing.  Bon nombre de sujets qu’ils couvrent ressemblent aux nôtres. Vous ne me croyez pas ? Regardez le rapport Social Media Marketing Industry avec le point de vue d’un professionnel de la formation. Vous verrez rapidement qu’ils se posent les mêmes questions que nous, et qu’ils proposent quelques réponses très intéressantes.

Maintenant, vous pouvez vous demander pourquoi je parle de marketing, et non d'éducation. Eh bien, la réponse est simple, dans le nouveau monde du social marketing, l’éducation est la clé pour construire une base de client fidèle. Les marketeurs veulent vous aider à obtenir les renseignements dont vous avez besoin pour prendre une décision. Ils veulent entrer en contact avec vous à différents niveaux pour  renforcer l'information qu'ils vous fournissent. Sur la base des premiers contacts, ils veulent construire des messages donnant de l’information toujours plus détaillée. En fin de compte, ils veulent modifier votre comportement et vous amener à devenir un consommateur de leurs produits. Les spécialistes du marketing cherchent à faire un investissement dans leurs consommateurs de la même manière que nous, professionnels de la formation, cherchons à investir dans nos apprenants. Finalement, nous essayerons tous d’utiliser l’éducation pour changer les comportements.

En tant que professionnels de l'apprentissage, nous devons tirer parti de ces connexions en construisant des partenariats avec le secteur du marketing. Nous avons la possibilité de partager avec eux notre connaissance des théories de la formation des adultes et ils ont les outils dont nous avons besoin pour montrer que ces technologies fonctionnent à grande échelle. Interrogez vos amis du service Marketing au sujet des médias sociaux et vous serez stupéfiés, comme moi, par tout ce que nous avons en commun.
 
 
 

Renee-L-Robbns---Entreprise-Collaborative---Ecollab-Contributeur Renée Robbins est CEO de Causerie LLC. Elle est passionnée par les théories sur l’apprentissage des adultes, le web2.0 et par la possibilité d’améliorer la formation et le développement individuel en mixant ces deux éléments. Renee est diplômée en Théorie de l’Apprentissage des Adultes à l’Université DePaul. Elle vient de passer ces quatre dernières années à diriger le programme interne de formation médicale pour une société pharmaceutique de taille moyenne. Renée est aussi l’auteur principal du blog sur la formation et le développement LearningPutty.com.


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Etude des principes des médias sociaux
Par Martin Weller (Traduction Frédéric DOMON)   
Mardi 26 Janvier 2010 20:45

 entreprise collaborative - Social media learning principles

A l’occasion de la conférence européenne LAMS (Learning Activity Management System) je suis intervenu pour exposer ce que nous savons de l’apprentissage, et ce que j’en ai déduit sur les médias sociaux. Ma conclusion était que nous développons des outils pour représenter la complexité de l'apprentissage (telles que LAMS) alors l’approche initiée par les médias sociaux, le web 2.0, prend un angle différent : plutôt que d'essayer de représenter la complexité dans l'outil, ils créent des outils simples et laisse le réseau créer la complexité.

Mes 6 principes des médias sociaux sont:

1. <embed> est l’ADN universel du web: nous devrions nous organiser autour cette idée du partage et de la circulation.
2. Mieux vaut un message simple suivi par une large audience qu'un message complexe suivi par peu de gens.
3. Le partage est un facteur de participation qu’il faut rendre facile et gratifiant.
4. Il faut commencer simplement et laisser aux autres la possibilité de construire à partir de cette base.
5. Imposer des contraintes permet de donner un cadre aux contributions (voir Twitter, 12 secondes, etc).
6. La complexité réside dans le réseau et non dans l'application

Si ces principes sont vérifiés, c’est le dernier qui me frappe le plus particulièrement, car il entraîne de profondes implications dans ce que nous faisons en tant que professionnels de l’éducation.

La présentation est la suivante:

Learning and social media

 

martin weller - entreprise collaborative contributeur Martin Weller est professeur de technologie éducative à l'Open University en Grande Bretagne. Il a présidé le premier cours majeur en elearning de l’OU avec 15.000 étudiants, et a été le directeur du projet VLE et du projet de réseau social à l'OU. Ses intérêts de recherche se situent dans les nouvelles technologies, les savoirs numériques et les  environnements d'apprentissage. Il blogue sur edtechie.net.

 

 

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Le Community Manager: activer les flux de savoir
Par Harold Jarche ( Traduction Thierry de Baillon)   
Mardi 19 Janvier 2010 12:55

 

Entreprise collaborative - Le Community Manager activer les flux de savoir

 

Les médias digitaux devenant de plus en plus étroitement imbriqués dans notre vie, beaucoup d’entre nous se trouveront connectés à plus d’une communauté en ligne en même temps. Le Web permet un « regroupement ridiculement simple », et l’un des rôles prenant le plus d’importance aujourd’hui est celui du Community Manager (CM). Avec plusieurs centaines de millions de personnes sur Facebook, dans des communautés Ning, ou des espaces de partages sponsorisés par les entreprises tels que FAstCompany.com, j’ai attribué à 2010 le titre d’année du CM.


Le rôle du community manager est, en entreprise, de gérer des communautés de pratique, des communautés d’intérêt, et d’avoir une compréhension globale des autres communautés en relation avec l’organisation. La pratique collaborative met en jeu des aspects économiques, sociaux, cognitifs et culturels. Dans l’environnement professionnel, les communautés ne traitent souvent que les aspects cognitifs et économiques, ce qui ne suffit pas à l’être humain. Il est devenu si simple de reproduire et s’approprier les médias digitaux que les limites existant entre nos communautés en ligne sont devenues extrêmement fines. Nos communautés offline, elles-mêmes, sont aujourd’hui traduites digitalement. Il est par exemple devenu difficile de maintenir une distinction claire entre nos contacts sur Linkedin et ceux sur Facebook. Bien que beaucoup réservent le premier à leur réseau professionnel et le second à une communication plus personnelle, peu de gens sont capables de conserver deux groupes de contacts distincts. Les lignes de partage deviendront de plus en plus floues (voir par exemple sur Twitter), et nos identités personnelles en ligne deviendront un amalgame d’activités appartenant à plusieurs communautés, plusieurs groupes et réseaux.

Tandis que l’apprentissage et le travail sont de plus en plus intégrés à notre vie connectée, nous sommes en train de devenir, non seulement des étudiants à vie, mais aussi des formateurs à vie. Apprendre et enseigner font partie du même continuum. Des domaines autrefois séparés tels que la gestion du savoir (KM) et le design de la formation sont maintenant mêlés au sein d’un gigantesque mixeur digital. Les réseaux sont créés pour partager – c’est à peu près leur unique rôle. Il nous est à présent possible de partager dans de nombreuses directions, à travers de nombreux réseaux. La multiplication digitale est simple et bon marché.

Les travailleurs du savoir actuel doivent se connecter entre eux pour co-résoudre des problèmes, ce qui est rendu possible grâce aux réseaux apprenants en ligne. En dehors de l’observation directe, la conversation est une des seules manières de partager du savoir implicite. Les médias sociaux activent les processus d’adaptation, voire le développement de pratiques de travail émergentes à travers la conversation. La qualité de ces conversations augmente lorsque les relations sont basées sur la confiance, et une partie du rôle du CM est d’établir et de maintenir cette confiance au sein de la communauté.

Un manager de communauté efficace est moins un manager qu’un nœud très connecté au cœur de beaucoup des réseaux importants de l’entreprise. David Wilkins, de Learn.com, a poussé cette idée plus loin en déclarant que l’entreprise dans son ensemble devait être gérée comme une communauté. « Ce n’est pas une question de communautés de clients ou de communautés dans l’environnement de travail. Il s’agit de reconnaître et de valoriser les connexions, et d’activer les flux d’information et la capture de l’information émanant de multiples éléments constitutifs. »

Si vous souhaitez engager un CM, cherchez quelqu’un de curieux par nature, et désireux d’apprendre. Les personnes impliquées dans les medias sociaux, qu’ils s’agissent de blogueurs ou de podcasteurs, peuvent être des CM en puissance. Analysez leur travail, regardez ce qu’ils ont à dire, afin de comprendre leur manière d’appréhender les communautés en ligne. Découvrez comment ils réagissent face à des contradicteurs. Manager une communauté n’est pas non plus un talent générique. Les communautés ont besoin de managers qui connaissent leur champ d’activité. Pour gérer une communauté d’ingénieurs, cherchez un CM ingénieur. S’il n’a que peu d’expérience, il pourra se connecter avec d’autres CMs pour apprendre. L’apprentissage en ligne consiste à échanger au sein d’une communauté, et cela s’applique même à un CM.

Quelques recommandations à l’usage de ceux qui gèrent une communauté en ligne:

  • Le management de communauté n’est pas un travail de tout repos. Cela prend énormément de temps, et les résultats ne sont parfois ni visibles, ni tangibles
  • Le rôle évolue au fur et à mesure que la communauté évolue
  • Les communautés en ligne ne se gèrent pas toutes seules
  • La plupart du temps, les communautés ne se développent pas de la manière prévue au départ, et peuvent être absorbées par un sous-groupe
  • Le CM peut faire le lien entre l’intérieur et l’extérieur d’une entreprise
  • Le CM n’appartient à aucun silo ni département – son rôle est similaire à celui d’un médiateur
  • Les communautés ne veulent pas être managées, elles veulent être nourries
  • La phase de lancement nécessite un petit groupe de gens passionnés qui interagissent énormément
  • Construire une communauté ne signifie pas amasser le plus de gens possible
  • Construire une communauté signifie perdre le contrôle
  • Il y a toujours une tension dynamique au sein d’une communauté: contrôle vs pouvoir individuel (les CMs expérimentés semblent être à l’aise avec la perte de contrôle)

Notre propre expérience collective nous fait dire que, de façon évidente, le management de communauté est bien plus un art qu’une science. C’est un peu comme d’élever des chats. Les communautés ne sont pas des groupes de travail ou des équipes. Les communautés ont davantage besoin d’une main qui les guide en douceur, d’un maître de cérémonie, que d’un manager autoritaire. Les communautés en ligne sont des réseaux. Tout « travail » de groupe est co-opératif et non directif, et requiert, pour continuer à fonctionner, un facilitateur. Avec leurs frontières floues, les communautés amplifient la complexité, questionnent la culture d’entreprise et les membres autonomes.

Certains pourront parler d’”augmenter la participation” ou de “créer une communauté”, mais la communauté doit exister au préalable d’une manière ou d’une autre, connectant les gens autour d’un but ou d’un intérêt commun. Le CM devrait partir du désir de créer une communauté venant d’un groupe de gens, non du management (communautés d’intérêt, communautés de pratique). Créer une communauté de toutes pièces requiert en général un groupe solide d’individus motivés. Trouvez-les et aidez-les.

Le management de communauté n’est pas le management d’entreprise. Coopérer n’est pas collaborer. La coopération demande la libre volonté de tous les participants. C’est quelque chose de brouillon et de complexe.

Ressources complémentaires: http://delicious.com/jarche/communitymanager

 

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Social learning et engagement clients
Par Mark Tamis   
Mercredi 09 Décembre 2009 16:00

entreprise collaborative - social learning et engagement clients


L'une des approches pour améliorer la participation et l’expérience des clients que j'avais envie d'explorer, est d’inclure les clients, les partenaires et les fournisseurs de l’entreprise dans le processus de Social Learning. L'un des inconvénients d'une plateforme / communauté d'idéation client est que plus de 99% des idées ne sont jamais examinées ou mises en œuvre parce qu'elles ne prennent pas en compte le contexte de l'entreprise et ses contraintes.

Alors que l'idéation peut être une bonne source d'innovation pour les entreprises, cela peut être une source d'insatisfaction pour les clients qui ont soumis des idées, si ceux-ci ne reçoivent aucune reconnaissance pour l'effort qu'ils y mettent. Ainsi, plutôt que de se sentir plus proche de votre marque et d’en devenir les porte-paroles, l’effet tout à fait opposé peut se produire.

L'approche que je préconise est d'instruire le client à propos de votre marque et son environnement. Il faut le laisser s'impliquer activement dans vos processus internes de social learning, processus dont l’objectif est d'acquérir en permanence de nouvelles connaissances et idées : en insufflant des idées venant de l'extérieur des silos de votre organisation, vous pourrez découvrir les idées novatrices qui donneront à votre entreprise un avantage concurrentiel.

Le Crowdsourcing a perdu un peu de faveurs en raison du nombre de suggestions mal informé qui éclosent et qui génèrent beaucoup de frais pour filtrer les innovations utiles. Le Smartsourcing a été mis en avant comme une meilleure approche, en s'appuyant sur les «meilleurs éléments » de votre communauté pour échanger des idées avec la clientèle. Si je suis d'accord avec cela, je crois néanmoins qu’il existe des opportunités d’innovation bien plus grandes par l'éducation et une implication plus profonde de ceux que nous souhaitons engager en faisant du Smartsourcing en les impliquant dans un apprentissage collaboratif.


La formation et la collaboration avec les clients ont la possibilité de créer un niveau réel et très profond d'engagement, et donc de faire naître de fervents avocats de la marque, qui vont à leur tour inciter les autres à participer à ce processus (et ainsi augmenter la base de smartsourcing pour une innovation qualifiée).

Il ya bien sûr les risques (perçus?) de concurrents récupérant l'information et l'utilisant à leur avantage, mais des exemples ont montré que ce risque ne peut qu’inciter à une intégration toujours plus rapide des innovations, comme Sage l’a montré avec sa communauté ACT!.

En résumé, je crois qu'il existe des possibilités de créer une plateforme d’apprentissage communautaire qui conduira à terme à des idées éclairées et favorisera l'émergence de fervents ambassadeurs de la marque.

Faites-moi part de vos retours. Suis-je complètement hors piste ou suis-je sur la voie royale vers l’engagement client ?

ps: Article initialement paru sur le blog Social CRM by Mark Tamis

 

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